TellementprochesLes parents de Lucien sont au bout du rouleau : sa mère ne supporte plus l’hyperactivité de son fils et la fainéantise de son mari, et son père en a plus qu’assez des dîners chez la belle-famille qui s’éternisent…

Movie challenge 2016 : film que j’ai vu plus de deux fois

Il y a des films qui sont comme des doudous : on a envie de les revoir à l’infini, de les chérir quand tout va mal et de les avoir toujours à portée de main. Le tandem de réalisateurs Éric Toledano et Olivier Nakache excelle dans ce registre et nous a créé plusieurs pépites à regarder en toutes circonstances pour passer un bon moment.

Leur film le plus culte est sans doute Nos jours heureux, dont toute ma génération semble connaître la moitié des répliques par cœur. Enfin j’sais pas, enfin p’t-être.

Mais si j’ai vu une bonne dizaine de fois les péripéties de cette colonie de vacances, c’est pourtant un autre film que j’ai choisi pour illustrer la catégorie « film que j’ai vu plus de deux fois » du Movie challenge 2016.

Et j’ai choisi Tellement proches, sorti deux ans après Nos jours heureux, et que j’ai pourtant découvert plusieurs années après. Il me semble que la première fois que je l’ai vu, c’était sur mon PC portable, pendant un long trajet à l’arrière d’une voiture. Pas forcément des conditions optimales pour apprécier un film, et pourtant, j’ai tout de suite adoré celui-ci.

Première raison à cela : c’est très très drôle. Même en le revoyant pour la sixième ou septième fois, je ris encore de bon cœur à certaines scènes complètement absurdes telles que le dîner qui se termine en coup de poêle à frire ou les péripéties de Jean-Pierre avec ses clients. Tout en gardant un aspect résolument loufoque, l’intrigue n’en a pas moins un fond intéressant : comment établir des relations cordiales avec sa belle-famille ? que faut-il accepter pour devenir adulte sans renoncer à ce que l’on est ? J’ai toujours trouvé le personnage d’Alain à la fois complètement tête-à-claques et très touchant. D’ailleurs tous les personnages révèlent peu à peu des failles et s’attirent la sympathie du spectateur (sauf peut-être Gaëlle, qu’elle est insupportable cette gamine je-sais-tout !).

Avec cette comédie pas si bête, j’ai découvert de nouvelles facettes de certains acteurs, notamment Isabelle Carré que j’avais surtout vue dans des films plus sérieux. Et j’ai aussi pu apprécier le jeu d’acteurs qui jusque-là me laissaient indifférente (François-Xavier Demaison, Audrey Dana). Et puis j’ai eu le plaisir de retrouver une partie de la bande de Nos jours heureux : Omar Sy et Joséphine de Meaux (qui dans mon esprit s’appelle pour toujours Caroline). J’aime vraiment beaucoup cette actrice, elle a quelque chose à la fois de fragile et de complètement barré qui met le spectateur dans un état précisément à mi-chemin entre le malaise et l’hilarité.

Si vous n’avez pas encore vu cette comédie déjantée et caustique mais sans méchanceté, je vous la recommande vraiment : vous adorerez suivre les péripéties de cette famille à la fois hors normes et tellement proche de la réalité. En plus, les scénaristes ont soigné le final, et il n’est pas dit que certains ne verseront pas une larmichette !

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