AftertheweddingPour sauver l’orphelinat dont il s’occupe en Inde depuis plusieurs années, Jacob accepte à contrecœur de rentrer au Danemark pour rencontrer un riche homme d’affaires qui envisage d’investir dans son œuvre caritative. Il n’avait pas prévu que Jørgen l’inviterait au mariage de sa fille…

Movie challenge 2016 : Un film ayant lieu dans un endroit que j’ai toujours rêvé de visiter (le Danemark)

C’est à l’époque où j’apprenais le danois (si si…) que j’ai découvert l’existence de ce film, en explorant la filmographie de Sidse Babett Knudsen. Inconditionnelle de Borgen (la meilleure série politique que je connaisse, et l’une des meilleures séries tout court), j’ai été ravie de constater que l’interprète de Birgitte Nyborg avait partagé l’affiche d’After the wedding avec le grand Mads Mikkelsen.

Bien entendu, pour moi qui déteste les doublages, il était impensable de voir ce film autrement qu’en VOST. J’ai donc remis à plus tard son visionnage, jusqu’à ce que je tombe par hasard sur le DVD dans les rayonnages de la médiathèque de mon enfance (je précise cette circonstance pour faire de la pub à nos amis bibliothécaires qui ont le don de peupler leurs étagères de pépites).

Je crois qu’il m’a fallu moins de cinq minutes pour comprendre que je découvrais un grand film, du moins un film qui allait me rester en mémoire. Les images de l’Inde semblant issues d’un documentaire, le sourire édenté du petit Pramod, Mads Mikkelsen en polo et casquette, des gros plans empreints de sensibilité sur un œil (qui n’a jamais aussi bien mérité son surnom de miroir de l’âme), le souvenir d’une caresse et quelques notes de musique orientale, et j’étais dans l’ambiance.

Une ambiance particulière, car tout au long du film, situé majoritaire au Danemark (et en particulier dans l’immense propriété de Jørgen), les apparitions à l’écran de Mads Mikkelsen sont accompagnées d’un thème musical rappelant l’Inde, ce qui contribue à faire saisir intuitivement au spectateur vers où tendent les pensées de Jacob, mais aussi à renforcer l’aura mystérieuse du personnage sur la famille de Jørgen.

Je n’ose m’appesantir sur l’histoire de peur de déflorer les surprises révélées par le scénario. On comprend assez vite qu’il est question de régler certains comptes du passé et que Jacob ne s’est pas retrouvé par hasard au mariage de la jeune Anna. Alors que la vérité se fait jour peu à peu, le spectateur s’interroge pendant longtemps sur les intentions du couple Jørgen-Helene : qui sait quoi ?

Les acteurs sont tous vraiment convaincants. C’est évidemment un bonheur de voir évoluer ensemble Sidse Babett Knudsen et Mads Mikkelsen, qui forment un des plus beaux couples de cinéma que j’aie vu (et d’autant plus qu’ils ne sont pas « en couple » dans le film !). Mais j’ai aussi découvert Rolf Lassgård (Jørgen), personnage-clé du film dont la palette de jeu s’élargit au fil de l’intrigue, et la jeune Stine Fischer Christensen (Anna), dont la fraîcheur m’a fait penser à Jessica Barden (Tamara Drewe, Loin de la foule déchaînée) mais dans un registre beaucoup plus émouvant.

Si vous souhaitez découvrir le cinéma danois, je vous recommande vraiment ce film de Susanne Bier, nommé aux Oscars en 2007 (il s’est fait souffler la statuette par La Vie des autres, excusez du peu), qui bénéficie d’un casting de luxe et d’une intrigue prenante et touchante.

Publicités