KingsmanLes Kingsmen forment une organisation indépendante de services secrets. Alors qu’ils doivent trouver une nouvelle recrue, Eggsy, le fils d’un agent mort en opération, contacte Harry Hart alias Galaad pour qu’il le sorte de prison… 

Movie challenge 2016 : un film qui a une suite (annoncée)

Sorti en salle début 2015, Kingsman a bénéficié d’une forte promotion et d’un rapide succès critique et public. Cependant, la bande-annonce m’ayant fait soupçonner un blockbuster bête et violent (tout ce que je déteste), je n’ai même pas envisagé d’aller le voir.

Le temps passant et les avis positifs se succédant, j’ai fini par m’intéresser d’un peu plus près à ce film d’espionnage parodique, jusqu’à devenir franchement curieuse. Et je dois dire que la curiosité n’est pas toujours un vilain défaut, car ce film m’a fait passer un très bon moment de divertissement !

Dès le générique, clinquant à souhait, et les premières scènes dignes d’un Tarantino (les geysers de sang en moins, heureusement pour moi !), on comprend qu’il va y avoir de l’action, mais surtout un second degré très agréable, surtout pour ceux qui, comme moi, ont toujours trouvé les films d’action et d’espionnage un peu ridicules. Les dialogues entre Colin Firth et Samuel L. Jackson offrent d’ailleurs un clin d’œil appuyé à James Bond, de même que les nombreux gadgets utilisés par les espions.

Mais le parallèle s’arrête là, tant Kingsman est plus jouissif que les films d’espions classiques. Si les Kingsmen sont censés être des gentlemen, le film dégénère rapidement vers le burlesque grâce au formidable méchant Valentine (Samuel L. Jackson), doté d’un look et d’un défaut de prononciation qui empêchent de le prendre au sérieux malgré sa mégalomanie affichée. Le long-métrage de Matthew Vaughn s’offre des scènes de combats délirantes et magnifiquement chorégraphiées (je ne suis pas une spécialiste mais j’ai trouvé la scène de l’église excellente) et des pétages de plombs qui m’ont rappelé Les Nouveaux sauvages.

Rythmé et fun, Kingsman doit aussi beaucoup de sa fraîcheur à son côté « film d’apprentissage ». L’intrigue centrée autour d’un jeune agent en devenir m’a fait penser à une série de romans d’Anthony Horowitz que j’avais dévorée à l’adolescence (Les aventures d’Alex Rider). En jeune des bas quartiers au langage fleuri, Taron Egerton compose un personnage charmant, malicieux et attachant, notamment dans sa relation avec son mentor Galaad. Quel plaisir de découvrir Colin Firth dans ce rôle à mille lieues de ses prestations habituelles toujours un peu dans le même registre ! Impressionnant dans les scènes de combat et sympathique dans son ouverture d’esprit envers les roturiers, il trouve là un superbe contre-emploi. Quant aux personnages féminins, au second plan, ils sont bien choisis et plutôt originaux, notamment Gazelle (Sofia Boutella), dotée de dangereuses lames à la place des pieds.

Un très bon divertissement, enlevé et sans complexes, qui m’a prouvé qu’il est parfois bon de sortir de sa zone de confort cinématographique ! Attention quand même pour les âmes sensibles, le film est interdit aux moins de 16 ans en raison de ses scènes de violence.

Publicités